J’aime beaucoup cette guirlande parce qu’elle change vite l’ambiance d’un mur ou d’un coin de classe sans demander énormément de matériel. Quelques feuilles de papier coloré, une ficelle, des ciseaux, un feutre… et on a déjà de quoi faire.Fabriquer une guirlande de feuilles d’automne en papier
Sur notre modèle, la guirlande est composée de plusieurs grandes feuilles en papier, dans des couleurs très automnales : jaune, orange, vert et marron. Les formes ne sont pas toutes pareilles non plus. Certaines rappellent un peu le chêne, une autre est plus ronde, une autre encore a de grandes pointes comme une feuille d’érable. Je trouve ça plus joli qu’une série de feuilles strictement identiques.
Ensuite, on dessine les nervures au feutre noir, on fait un petit trou en haut et on passe chaque feuille sur la ficelle.
Simple.
Et une fois la guirlande accrochée, ça rend vraiment bien.
Les enfants peuvent facilement participer à presque tout : choix des couleurs, dessin, découpage selon leur âge, puis enfilage. Le seul risque, c’est de finir avec une guirlande beaucoup plus longue que prévu parce qu’il faut absolument ajouter « encore une dernière feuille ».

On reste sur du matériel assez classique.
Il faut plusieurs feuilles de papier coloré : jaune, orange, vert et marron. On peut ajouter du rouge si on en a envie. Il faut aussi un crayon à papier, un feutre noir, une paire de ciseaux adaptée à l’âge de l’enfant, une perforatrice et de la ficelle, de la cordelette fine ou de la ficelle de jute.
Une règle peut servir, mais honnêtement je m’en passe très bien ici.
Quelques vraies feuilles d’automne sont pratiques pour observer les formes avant de dessiner. Je garde aussi une petite boîte ou un panier pour poser les feuilles déjà découpées, histoire de ne pas les perdre au milieu des chutes de papier.
Un petit morceau de ruban adhésif peut aider pour enfiler la ficelle, et il faudra bien sûr prévoir de quoi accrocher la guirlande une fois terminée.
Pour le papier, mieux vaut éviter les extrêmes. Trop fin, il se plie facilement. Trop épais, les enfants galèrent au découpage. Un papier coloré classique fonctionne très bien.
Pour cette activité, l’adulte reste présent pour les ciseaux, la perforatrice et l’installation de la guirlande. Sur notre modèle, elle est proposée à partir de 6 ans accompagné d’un adulte.
Je pose plusieurs feuilles de couleur sur la table avant de commencer.
Jaune, orange, vert, marron. Parfois un peu de rouge aussi.
Après, je laisse les enfants choisir.
Certains veulent absolument rester dans des couleurs « réalistes ». D’autres décident que le vert doit être au milieu de deux feuilles orange ou que le rouge ira en premier. Ça me va très bien.
Si on a ramassé quelques feuilles pendant une balade, je les pose simplement sur la table.
On regarde les formes.
Certaines sont assez rondes. D’autres ont de grandes pointes. Les feuilles de chêne ont des bords plus arrondis, alors que celles qui rappellent l’érable sont beaucoup plus découpées.
Pas besoin d’en faire une leçon de botanique.
En général, les enfants trouvent vite celle qu’ils ont envie d’essayer de reproduire.
« Je prends celle-là. »
« Moi je veux la grande. »
Et on commence.
Dessiner plusieurs formes de feuilles
Je trace les formes au crayon à papier. C’est plus pratique qu’au feutre si on veut reprendre un contour.
Faire une première feuille très simple
Pour commencer, une forme ovale avec les deux extrémités légèrement pointues fonctionne très bien.
On ajoute une petite tige en haut, puis on passe à une autre.
Pour une feuille qui rappelle le chêne, je dessine plusieurs arrondis sur les côtés. Pour une forme plus proche de l’érable, je fais de grandes pointes qui partent dans plusieurs directions.
Sur notre guirlande, j’aime justement que les silhouettes changent d’une feuille à l’autre.
Pas de gabarit parfait.
Si une feuille penche un peu ou qu’un côté est plus large, elle reste comme ça.
Les toutes petites feuilles sont finalement plus compliquées à découper et se voient beaucoup moins une fois suspendues.
Je préfère des formes assez grandes, à peu près de la taille de la main d’un enfant.
Les nervures sont plus faciles à dessiner et il reste assez de papier en haut pour faire le trou sans tout déchirer.
Pour une petite guirlande, six à huit feuilles suffisent largement. Sept, comme sur notre modèle, donnent déjà une bonne longueur.
Ensuite, place aux ciseaux.
Avec un enfant de 6 ans, je reste à côté, surtout pour les formes très découpées. Une feuille pleine de pointes peut vite devenir plus compliquée qu’elle n’en avait l’air au crayon.
On prend son temps.
Je montre souvent ce geste : plutôt que de forcer avec le poignet, on garde les ciseaux dans une position assez simple et on tourne progressivement le papier avec l’autre main.
Pour les arrondis, ça aide vraiment.
Dans les creux ou autour des pointes, on peut s’arrêter, tourner le papier et repartir. Il n’y a aucune raison de vouloir faire tout le contour d’un seul coup.
Et si une pointe disparaît pendant la découpe, on continue.
La feuille survivra.
Quand l’enfant commence à se battre depuis cinq minutes avec une feuille d’érable, je préfère aider un peu.
Il peut découper les grandes parties, puis l’adulte termine deux ou trois zones plus délicates.
Le but n’est pas de transformer la guirlande en concours de découpage.
Une fois les feuilles découpées, je prends un feutre noir.
Une grande ligne part de la tige et traverse la feuille. Puis on ajoute quelques traits plus petits sur les côtés.
Ça change vraiment le rendu.
Sur une feuille ovale, quelques lignes en diagonale suffisent.
Pour une feuille façon chêne, les petites nervures peuvent partir vers chaque partie arrondie. Sur une forme d’érable, plusieurs grandes lignes peuvent rejoindre les différentes pointes.
Je ne cherche pas la précision absolue.
Même des traits un peu irréguliers rendent très bien.
Et lorsque chaque enfant dessine ses propres nervures, aucune feuille ne finit exactement pareille.
On prend ensuite la perforatrice.
Je fais le trou dans la partie haute, près de la petite tige.
Si le trou est placé presque au bord, le papier risque de se déchirer dès qu’on passe la cordelette.
Je laisse donc une petite marge autour.
On vérifie aussi que la ficelle choisie passe facilement dans l’ouverture.
Certaines perforatrices sont assez dures, même pour un adulte. Selon l’âge de l’enfant, je tiens la feuille pendant qu’il appuie ou je fais directement cette partie.
Je coupe ensuite une longueur de ficelle un peu plus grande que ce que j’imagine nécessaire.
Toujours un peu plus.
Il faut garder assez de marge aux deux extrémités pour faire les nœuds ou fixer la guirlande.
Pour une petite décoration murale, environ un mètre à un mètre cinquante donne déjà de quoi travailler, quitte à recouper ensuite.
Avec certaines ficelles, le bout s’effiloche immédiatement.
Et là, faire passer la corde dans les trous devient vite pénible.
Je roule donc l’extrémité entre les doigts. Si ça ne suffit pas, un petit morceau de ruban adhésif autour du bout la rend plus rigide.
Presque comme une aiguille improvisée.
Et ça passe beaucoup mieux.
Avant d’enfiler, on peut étaler toutes les feuilles devant soi pour choisir leur ordre.
Sur notre modèle, on alterne plusieurs couleurs : jaune, orange, vert, marron, puis à nouveau orange, jaune et vert.
Mais ce n’est qu’un exemple.
Je bouge souvent les feuilles plusieurs fois avant de me décider. Le marron au milieu, puis finalement non, le vert… et parfois retour au marron.
On passe la ficelle dans la première feuille, puis dans la suivante.
Je laisse quelques centimètres entre chacune pour qu’on distingue bien les formes.
Trop serrées, elles se chevauchent. Trop espacées, la guirlande paraît vite un peu vide.
Je soulève la ficelle de temps en temps pour voir ce que ça donne.
À ce stade, les feuilles peuvent encore être déplacées facilement, donc autant en profiter.
Avec une ficelle très lisse, toutes les feuilles peuvent finir par glisser vers le milieu une fois la guirlande suspendue.
Si ça arrive, on peut faire un petit nœud de chaque côté du trou ou une petite boucle derrière la feuille.
Rien de compliqué.
Avec de la ficelle de jute, plus rugueuse, les feuilles tiennent souvent toutes seules.
Une fois toutes les feuilles en place, on soulève la cordelette.
Et là, ça change tout.
Ce qui ressemblait encore à quelques morceaux de papier posés sur une table devient vraiment une guirlande.
Elle peut aller au-dessus d’une étagère, contre un mur, sur une porte ou dans un coin de classe.
Pour l’accrocher en hauteur, c’est l’adulte qui s’en charge.
Pas d’enfant debout sur une chaise pour atteindre le haut du mur.
Je choisis aussi un endroit où la cordelette ne pourra pas être tirée ou attrapée facilement.
Et surtout, une guirlande avec une ficelle reste une décoration, pas un jouet. Elle doit être placée hors de portée des tout-petits.
Le principe de base est simple, donc on peut facilement le modifier.
Une idée sympa consiste à écrire une lettre sur chaque feuille pour former le mot AUTOMNE.
Sept lettres, sept feuilles. Ça tombe plutôt bien.
En classe, on peut aussi inscrire les prénoms des enfants ou ajouter un petit dessin sur chaque forme : un gland, un hérisson, un champignon, une pomme de pin…
Personnellement, je garde plutôt les feuilles simples.
La couleur du papier et les nervures noires suffisent déjà.
Si on ajoute en plus des gommettes, des paillettes, des autocollants et plusieurs dessins, les feuilles finissent parfois par disparaître sous le décor.
Après, il y aura forcément quelqu’un pour réclamer des paillettes.
Et parfois, bon… on sort les paillettes.
Cette guirlande fonctionne vraiment bien en groupe.
Chaque enfant fabrique une ou deux feuilles, puis on rassemble tout sur la même ficelle.
Le résultat devient forcément très varié.
Une feuille énorme.
Une toute petite.
Une presque ronde.
Une autre pleine de pointes.
Et probablement une forme qui ne ressemble à aucune espèce végétale connue.
Elle rejoint les autres quand même.
C’est justement ce mélange qui rend la guirlande plus intéressante.
Pour un enfant qui bloque sur le dessin, je peux préparer quelques formes simples à utiliser comme gabarits.
Il trace autour puis découpe.
Pour ceux qui sont plus à l’aise, je laisse plutôt une vraie feuille sur la table et ils dessinent à leur façon.
Je garde aussi les chutes de papier.
Les petits morceaux peuvent servir ensuite pour découper des mini-feuilles, faire un collage ou fabriquer des confettis aux couleurs de l’automne.
Autant ne pas jeter tout de suite ce qui peut encore servir.
Contrairement aux vraies feuilles ramassées dehors, le papier ne devient pas sec et cassant au bout de quelques jours.
La guirlande peut donc rester accrochée plusieurs semaines.
On peut même la ranger à plat pour la ressortir l’année suivante.
Enfin, si on se rappelle dans quelle boîte elle a fini, ce qui est une autre histoire.
Ce que j’aime surtout, c’est que les enfants fabriquent une vraie décoration. Leur feuille n’est pas simplement posée dans une pile avec les autres créations : elle reste accrochée, visible.
Et évidemment, chacun reconnaît immédiatement la sienne.
« La grosse orange, c’est moi ! »
Les feuilles ne font pas toutes la même taille.
Les découpes ne sont pas toujours nettes.
Une nervure part parfois un peu de travers et une pointe peut être plus grosse que sa voisine.
Ça fonctionne quand même.
Quand toutes les feuilles sont réunies sur la ficelle, ce sont même ces petites différences qu’on remarque le moins. Elles donnent plutôt du rythme à l’ensemble.
Alors on aide quand les ciseaux coincent, on tient la perforatrice si besoin, on récupère une feuille tombée par terre et on continue.
Petit à petit, la corde se remplit de jaune, d’orange, de vert et de marron.
Quelques feuilles de papier, une paire de ciseaux, un feutre noir et un morceau de ficelle.
Pas grand-chose.
Et une fois la guirlande accrochée, le mur a déjà beaucoup plus l’air d’être passé en mode automne. 🍁🍂
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