Fabriquer une grappe de raisin avec des empreintes de doigts

J’aime bien ce bricolage d’automne parce qu’il part de presque rien. Une feuille, quelques couleurs et surtout des petits doigts prêts à finir violets. Là-dessus, les enfants sont rarement difficiles à convaincre.Fabriquer une grappe de raisin avec des empreintes de doigts.

Le principe est simple : on prépare la branche et les feuilles de la vigne, puis les grains de raisin sont faits avec des empreintes de doigts. Sur notre modèle, j’ai utilisé plusieurs tons de violet. Certains grains sont très foncés, d’autres beaucoup plus pâles. Il y en a des ronds, des aplatis, des petits… Ça ne ressemble pas à une grappe sortie d’un catalogue, et tant mieux.

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Cette activité fonctionne aussi bien à la maison qu’en maternelle, en centre de loisirs ou pour un atelier sur l’automne. La préparation est assez rapide. Le seul petit bazar, finalement, c’est le passage d’une couleur à l’autre et les doigts à essuyer.

Le résultat, lui, est vraiment sympa.

grappe raisin avec empreintes de doigts

Le matériel pour fabriquer notre grappe de raisin

J’ai fait avec du matériel très classique, le genre de choses qu’on trouve déjà souvent dans les placards :

une feuille de papier blanc assez épaisse, type papier dessin ;

de la peinture violette ;

un violet plus clair si vous en avez ;

de la peinture verte ;

un peu de marron pour la branche ;

du jaune, du rouge et de l’orange pour les feuilles d’automne ;

un pinceau fin ou moyen ;

un crayon à papier ;

quelques petits pots ou assiettes pour la peinture ;

un chiffon ou de l’essuie-tout ;

un verre d’eau ;

une vieille nappe, du carton ou du papier journal pour la table ;

une blouse ou un vieux tee-shirt ;

éventuellement des ciseaux si la création doit être découpée ou recollée ensuite.

Avec les plus jeunes, je prépare les couleurs avant de les faire venir. C’est plus simple. Chercher le pot de vert pendant qu’un enfant attend avec deux doigts déjà trempés dans le violet, ça finit rarement très proprement.

On commence par préparer la feuille

Première chose chez moi : protéger la table.

Ça paraît presque exagéré pour quelques empreintes, jusqu’au moment où on découvre une trace violette loin, très loin de la feuille. Sur une manche aussi, parfois. Comment la peinture arrive jusque-là, mystère.

Donc protection sur la table, chiffon à côté, et on peut commencer.

Je pose la feuille verticalement, comme sur le modèle. La grappe va occuper le centre, avec la branche et les feuilles en haut. Il faut juste éviter de démarrer complètement dans un coin.

Dessiner la branche de la vigne

Je trace d’abord la branche très légèrement au crayon.

Elle peut être un peu tordue, c’est même mieux. Je la fais partir au-dessus de la future grappe puis je dessine deux petites ramifications, une de chaque côté.

Ensuite, on repasse le trait avec de la peinture marron.

Un enfant à l’aise avec le pinceau peut très bien le faire seul. Pour les petits, je m’occupe parfois de cette partie et je leur garde les empreintes de raisin, qui sont clairement le morceau le plus amusant.

On laisse le marron sécher un peu. Sinon, dès qu’une main passe dessus, les couleurs commencent à se mélanger et la vigne prend une drôle d’allure.

Ajouter les grandes feuilles vertes

Sur notre dessin, il y a une grande feuille de chaque côté de la branche.

La forme d’une feuille de vigne n’est pas forcément évidente pour un enfant. Elle est large, découpée, avec plusieurs pointes. Je fais donc assez simple : quelques bosses, quelques pointes, et on reconnaît déjà l’idée.

Un petit tracé au crayon peut aider avant de peindre.

Pour le vert, j’aime bien éviter une couleur complètement uniforme. Un peu de vert clair ici, plus foncé au centre ou sur un bord. Je ne mélange pas tout parfaitement et le rendu est plus vivant comme ça.

Quand la peinture a commencé à sécher, quelques traits plus foncés pour les nervures et la feuille prend tout de suite une autre tête.

Même si elle est un peu de travers.

Les petites vrilles de la vigne

Les vrilles, c’est trois fois rien mais ça change beaucoup le dessin.

Avec un pinceau fin et du vert, on trace une petite ligne qui s’enroule, presque comme un ressort.

Je montre parfois le mouvement sur un brouillon : on part tout droit, puis on tourne doucement en spirale.

Après, les enfants se débrouillent.

Certains en mettent deux. D’autres huit. À un moment, il faut parfois déclarer officiellement que la vigne a assez de vrilles pour aujourd’hui.

Le meilleur moment : faire les grains de raisin avec les doigts

Là, forcément, ça devient plus intéressant.

Je mets un peu de peinture violette dans un récipient assez plat. Pas une mare. Juste de quoi tremper le bout du doigt.

L’enfant pose l’extrémité de son index dans la peinture, puis sur la feuille.

Une pression.

On relève.

Premier raisin.

Ce qui est joli, c’est qu’on distingue parfois encore les petites lignes de l’empreinte dans la peinture.

Certains enfants essaient évidemment de tremper la moitié de la main. On recadre un peu : le bout du doigt suffit.

Pour les tout-petits, une ou deux empreintes sur un brouillon avant de commencer peuvent être utiles. Ils comprennent vite qu’il faut poser le doigt, pas étaler la peinture comme avec un pinceau.

Donner une vraie forme de grappe

Je commence sous la branche, avec une zone assez large.

Puis, en descendant, on réduit progressivement la largeur. C’est à peu près tout ce qu’il faut expliquer.

Les grains ne sont pas alignés. Certains sont proches, d’autres se chevauchent un peu. On peut laisser quelques petits trous. Une grappe trop régulière ferait presque bizarre.

Pour les trois ou quatre premières empreintes, je peux montrer où poser le doigt. Ensuite, l’enfant prend le relais.

Et là, les différences apparaissent vite.

Une grappe énorme. Une toute fine. Une qui part franchement sur le côté. C’est souvent ça qui est le plus intéressant quand on en fait plusieurs en groupe.

Mélanger plusieurs violets

Avec deux violets, le dessin gagne tout de suite en relief.

On peut alterner un violet foncé avec un plus clair, sans chercher à faire un motif. Un peu de blanc ajouté dans le violet fait très bien l’affaire si on n’a qu’une seule couleur au départ.

Je répartis les nuances un peu au hasard.

Le chiffon reste à côté, surtout si l’enfant change souvent de teinte. Sinon, très vite, tout finit mélangé dans les petits pots. Et la fameuse couleur gris-marron qui apparaît à la fin d’un atelier peinture fait son retour.

Ça arrive.

Ajouter les feuilles d’automne autour de la grappe

La grappe peut rester seule, mais quelques feuilles colorées autour donnent tout de suite un côté plus automnal.

Sur le modèle, j’ai utilisé du jaune, du rouge et de l’orange.

Quelques feuilles suffisent. Pas la peine de remplir tout le fond.

Je les dessine assez simplement au pinceau, avec une petite nervure marron au milieu. Certaines sont minuscules, d’autres plus larges. On peut les placer un peu partout sans chercher une composition trop calculée.

Si vous avez ramassé de vraies feuilles dehors, posez-les à côté. Les enfants regardent les formes, les couleurs, les petites taches.

« Celle-là est encore verte. »

« Celle-ci est rouge seulement sur le bord. »

Ce genre de détails arrive tout seul dans la discussion.

Laisser sécher sans toucher… enfin essayer

Ça, c’est la partie moins drôle.

Il faut attendre.

Quand la grappe vient d’être terminée, l’enfant a généralement très envie de la prendre pour la montrer. Évidemment.

Je mets donc la feuille dans un endroit où elle ne sera plus manipulée pendant un moment. Environ trente minutes peuvent suffire, davantage si les empreintes sont épaisses.

Avec plusieurs enfants, attention à l’empilage.

La feuille encore humide posée sous une autre, on connaît la suite : on les sépare et une partie du raisin reste collée derrière. Pas idéal.

Quelques petites idées pour changer l’activité

Une fois la technique comprise, on peut faire une grappe verte, en ajouter deux sur la même feuille ou mélanger plusieurs couleurs.

Avec un groupe, chaque enfant peut réaliser la sienne puis toutes les créations sont accrochées ensemble sur un grand panneau d’automne. On peut ajouter les prénoms dessous, tout simplement.

Pour les plus petits, je prépare volontiers la branche et les grandes feuilles avant l’activité. Ils font ensuite les raisins avec leurs doigts sans devoir rester trop longtemps assis.

Les plus grands peuvent prendre le dessin depuis le début et tout faire eux-mêmes.

Un bricolage simple qui plaît vraiment aux enfants

Ce que j’aime ici, c’est que les petits écarts ne gênent pas le résultat.

Une empreinte énorme devient un gros grain. Une autre presque effacée apporte une zone plus claire. Un raisin s’est retrouvé à trois centimètres de la grappe ? Il s’est détaché. Voilà.

On pourrait évidemment parler de motricité fine, de contrôle du geste, de couleurs ou de vocabulaire autour de la vigne. Tout ça est présent. Mais pendant l’activité, je ne ressens pas le besoin de commenter chaque geste comme s’il fallait forcément en tirer une leçon.

On peut aussi simplement peindre.

L’enfant trempe ses doigts dans le violet, voit sa grappe apparaître petit à petit et repart avec un dessin qui ne ressemble pas exactement à celui du voisin.

C’est déjà très bien.

Une fois sec, le bricolage peut rejoindre un panneau d’automne, le mur de la classe ou repartir à la maison.

Et les grains légèrement de travers, les empreintes plus ou moins nettes, les feuilles un peu biscornues ? Je les laisserais exactement comme ça. 🍇🍂

TOUTES LES ACTIVITÉS MANUELLES : BRICOLAGE MATERNELLE

Voici une illustration pour mieux comprendre le bricolage

illustration grappe raisin avec empreintes de doigts

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