Fabriquer un papillon d’automne avec de vraies feuilles

Il y a des activités où il faut sortir la moitié du placard, mesurer, découper, recommencer… et puis il y a ce papillon-là. Quelques feuilles, trois brindilles, un peu de colle, et on a déjà presque tout.

Ce que j’aime surtout, c’est que le bricolage commence dehors. Avant même de s’installer à table, on peut partir chercher les feuilles avec les enfants. Dans le jardin, au parc, sur le chemin de l’école, peu importe. En automne, il suffit souvent de regarder par terre.

Publicités

Et forcément, choisir les feuilles peut prendre un moment.

Une rouge. Non, plutôt celle-là. Une jaune avec un bord encore vert. Une grande qui pourrait faire une aile. Finalement, la petite balade devient déjà une partie de l’activité.

Sur notre modèle, le papillon est composé de quatre vraies feuilles. Deux grandes feuilles rouge-orangé pour les ailes du haut, puis deux plus petites, jaunes, pour le bas. Au milieu, une brindille assez droite sert de corps. Deux petites branches fines forment les antennes, avec deux yeux mobiles pour finir le visage.

C’est très simple, mais comme les feuilles ne sont jamais identiques, aucun papillon ne ressemble vraiment au suivant.

papillon avec vrais feuilles automne

Le matériel nécessaire pour notre papillon d’automne

Une bonne partie vient directement de la nature. Pour le reste, rien de très compliqué.

Il faut une feuille de papier blanc ou beige assez épaisse, quatre feuilles d’automne plutôt plates, une brindille pour le corps et deux plus fines pour les antennes. Deux petits yeux mobiles sont pratiques, mais pas indispensables.

Il faut aussi de la colle blanche assez forte, une paire de ciseaux, un crayon, quelques feutres ou crayons pour le décor, un chiffon et de quoi protéger la table.

Si vous avez un pistolet à colle, il peut servir pour fixer la brindille, mais cette partie reste évidemment pour l’adulte.

Pour les feuilles, quelques gros livres peuvent être utiles si elles ont tendance à se recroqueviller.

Les yeux mobiles peuvent très bien être remplacés par deux petits ronds découpés dans du papier blanc et dessinés au feutre.

Comme il y a de petites pièces, des brindilles et éventuellement des graines, je proposerais cette activité à partir de 6 ans avec un adulte à côté.

Première chose : partir à la recherche des feuilles

C’est presque la partie que je préfère.

Plutôt que de préparer quatre feuilles à l’avance, je trouve plus sympa de laisser les enfants choisir. On cherche deux grandes feuilles et deux plus petites, sans forcément vouloir obtenir une paire parfaitement assortie.

Quelles feuilles choisir ?

Les feuilles complètement sèches ne sont pas les plus pratiques. Elles craquent dès qu’on les manipule et peuvent se casser au moment du collage.

Je prends plutôt des feuilles fraîchement tombées, déjà bien colorées mais encore un peu souples.

Pour les couleurs, aucune obligation de rester sur du rouge et du jaune. Vert, orange, marron… ça fonctionne tout aussi bien. Un papillon un peu étrange côté couleurs peut être très joli.

La forme compte un peu plus.

Pour les ailes supérieures, les grandes feuilles allongées marchent bien. Pour le bas, j’aime bien prendre quelque chose d’un peu plus rond ou simplement plus petit.

Après, on pose tout côte à côte et on regarde.

Parfois, la combinaison qui paraissait franchement bizarre dans la main fonctionne parfaitement une fois installée sur la feuille.

Préparer les feuilles avant de les coller

Dehors, les feuilles ne reviennent pas toujours impeccables.

Je les essuie doucement avec un chiffon sec. Si elles sont humides, je les laisse quelques minutes sur du papier absorbant.

Pas besoin de les frotter. Certaines sont déjà fragiles et peuvent se déchirer très vite.

Une petite astuce pour les feuilles qui se recroquevillent

Quand une feuille gondole beaucoup, je la glisse entre deux feuilles de papier et je pose un gros livre dessus.

Quelques heures suffisent souvent. Une nuit, c’est encore mieux si on a pensé à ramasser les feuilles la veille.

Elles deviennent bien plus faciles à manipuler ensuite.

Avec des feuilles complètement recourbées, on passe sinon son temps à remettre de la colle sous les bords. Ce n’est pas impossible, juste nettement plus pénible.

Placer les quatre ailes avant de sortir la colle

Avant de coller quoi que ce soit, je fais plusieurs essais directement sur le papier.

Les deux grandes feuilles vont en haut, les pointes dirigées vers l’extérieur. Les deux plus petites viennent dessous.

Les tiges se rejoignent au centre. Elles seront ensuite cachées par la brindille qui formera le corps.

Je bouge souvent les feuilles plusieurs fois.

Une un peu plus haut. Une autre légèrement de biais. On regarde de loin. On change encore.

Et parfois on remet tout exactement comme au début.

Pas besoin d’une symétrie parfaite

Avec de vraies feuilles, chercher deux ailes parfaitement identiques est un peu perdu d’avance.

Une feuille sera forcément plus large, plus tachée ou légèrement abîmée. Ce n’est pas gênant.

Au contraire, je trouve que ça évite l’effet trop figé.

Quand la disposition nous plaît, on peut enfin passer à la colle.

Coller les feuilles pour former le papillon

Je soulève les feuilles une par une pour ne pas perdre leur emplacement.

Quelques points de colle derrière, surtout le long de la nervure centrale, suffisent généralement.

On repose la feuille et on appuie doucement quelques secondes.

Puis la suivante.

Si un bord reste légèrement relevé, je le laisse souvent comme ça. Ça donne un peu de relief. Si toute la feuille se soulève, là évidemment, on rajoute un peu de colle dessous.

Et on attend quelques instants.

Pas toujours facile avec les enfants, parce qu’à ce stade ils veulent déjà installer le corps.

Ajouter une brindille pour fabriquer le corps

Une fois les quatre ailes en place, on ajoute la brindille principale.

Elle est assez droite et un peu plus épaisse que celles choisies pour les antennes.

Je la pose verticalement au centre du papillon, exactement là où les quatre feuilles se rejoignent.

Et là, tout de suite, on voit vraiment le papillon apparaître.

Comment faire tenir correctement la brindille ?

Avec de la colle blanche, il faut simplement maintenir la branche un peu plus longtemps.

Je mets une ligne de colle au centre, puis je pose la brindille dessus et j’appuie.

Avec un pistolet à colle, ça va plus vite, mais l’adulte s’en charge. Une petite goutte de colle chaude suffit pour se brûler, donc je ne laisse pas les enfants manipuler ça.

Pour une activité en groupe, la colle blanche reste souvent plus simple à gérer.

Fabriquer les deux antennes

Pour les antennes, on prend deux brindilles fines.

Elles peuvent être légèrement différentes, ce n’est pas un problème.

Je les place au-dessus du corps, un peu écartées, puis je colle leur base près de la tête.

Sur notre modèle, une petite boule foncée est ajoutée au bout de chaque antenne. Ça peut être une graine trouvée dehors, une mini boule de papier ou un petit pompon.

On peut aussi laisser les brindilles telles quelles. Le papillon fonctionne très bien sans rien au bout.

Donner un visage au papillon

Les deux yeux changent complètement l’allure du bricolage.

Je les pose d’abord sans colle, juste pour voir où ils rendent le mieux. Très rapprochés, le papillon n’a pas du tout la même tête que s’ils sont un peu écartés.

Une petite goutte de colle derrière chacun, on appuie quelques secondes, et c’est fini.

Avec deux yeux sur une brindille, on obtient soudain un personnage.

Ça amuse généralement pas mal les enfants.

Décorer toute la feuille autour

Le papillon peut rester seul au centre. Il est déjà joli comme ça.

Mais s’il reste de la place, les enfants peuvent ajouter quelques dessins autour. Sur notre modèle, il y a des feuilles, des glands, quelques cœurs et un petit soleil.

Quelques feuilles dessinées à la main

Avec des crayons rouges, jaunes, orange ou verts, on peut dessiner quelques petites feuilles dans les espaces vides.

Pas de dessin compliqué : une forme simple, une nervure au milieu, quelques traits sur les côtés.

Les glands fonctionnent bien aussi. Un petit ovale marron et un chapeau un peu plus foncé.

Après, je laisse vraiment les enfants faire ce qu’ils veulent.

Certains remplissent presque tout le fond. D’autres ajoutent juste deux petits dessins dans un coin.

Très bien comme ça.

Laisser sécher le papillon tranquillement

Et maintenant, on attend.

Le bricolage doit rester à plat assez longtemps pour que les feuilles, les antennes et surtout la brindille centrale tiennent correctement.

Mieux vaut éviter de lever la feuille toutes les deux minutes pour montrer le résultat.

Sinon, il y a toujours un moment où la branche tombe.

Ou un œil.

Avec de la colle blanche, je laisse généralement sécher environ une heure. Parfois plus, selon la quantité utilisée.

Une fois bien sec, le papillon peut être manipulé sans souci.

Un bricolage où chaque papillon est vraiment différent

C’est ce que je trouve chouette dans cette activité.

Les enfants ne partent pas tous avec quatre formes découpées exactement pareilles. Ils ont choisi leurs feuilles dehors, regardé les couleurs, testé plusieurs dispositions.

Le papillon arrive petit à petit.

L’un sera presque entièrement rouge. Un autre aura une aile verte. Une brindille sera bien droite, l’autre un peu tordue.

Ça ne me dérange pas.

Une feuille trouée peut même devenir une aile intéressante.

Et puis le fait d’aller chercher le matériel dehors change un peu l’activité. On ne s’installe pas directement devant un kit déjà prêt.

On marche, on fouille dans les feuilles, on hésite, on ramasse.

À l’école ou en centre de loisirs, on peut très bien faire ça en deux temps : la récolte le matin, le bricolage l’après-midi.

Et après, on fait quoi de notre papillon ?

Une fois sec, il peut simplement être affiché.

Sur une porte de classe, dans une chambre ou au milieu d’un grand panneau d’automne.

Avec plusieurs enfants, l’ensemble peut être vraiment joli : plein de papillons différents, avec des feuilles de toutes les couleurs et des formes qui ne se ressemblent pas du tout.

On peut écrire le prénom et la date sous chaque création.

Les feuilles vont continuer à changer avec le temps. Elles vont sécher, foncer un peu, parfois se recroqueviller légèrement.

C’est normal.

Ce sont de vraies feuilles, après tout.

Alors la prochaine fois qu’un joli tas de feuilles rouges, jaunes ou orange traîne sur le chemin, ça vaut peut-être le coup d’en glisser quelques-unes dans un sac.

Quatre feuilles, trois brindilles, deux yeux et de la colle.

Pas grand-chose.

Et au milieu de la table, un papillon d’automne qui ne ressemblera à aucun autre. 🍁🦋

TOUTES LES ACTIVITÉS MANUELLES : BRICOLAGES MATERNELLES

Voici une illustration pour mieux comprendre de bricolage

illustration papillon avec vrais feuilles automne
Publicités