Fabriquer un escargot d’automne avec un marron et de la pâte à modeler

Celui-là me fait toujours sourire. Il faut très peu de matériel : un marron ramassé pendant une balade, un morceau de pâte à modeler et deux petits yeux. Pas de découpage, pas de longue préparation. En quelques minutes, on voit déjà apparaître un drôle de petit escargot.

Sur notre modèle, le marron sert directement de coquille. Sa couleur brillante fonctionne tellement bien qu’il n’y a rien à ajouter dessus. Pour le corps, j’ai choisi une pâte à modeler beige-marron, presque caramel. La forme est allongée, avec la tête légèrement relevée, deux grandes antennes et des yeux mobiles au bout. Un sourire noir, deux petites joues roses… et voilà sa tête.

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J’aime aussi le fait que l’activité puisse commencer dehors. On part chercher quelques marrons et, évidemment, chacun veut choisir le sien.

« Celui-là est trop gros. »

« Moi je veux celui qui brille. »

« Regarde, celui-là il est tout rond ! »

Ça peut durer un petit moment.

Puis on rentre et on sort la pâte à modeler.

escargot coquille avec marron corps avec pate a modeler

Le matériel nécessaire pour fabriquer notre escargot

Il faut un marron propre et bien sec, de la pâte à modeler beige, caramel ou marron clair pour le corps, un tout petit peu de rose pour les joues et du noir pour la bouche.

Ajoutez deux yeux mobiles. Si vous n’en avez pas, on peut très bien les fabriquer avec deux petites boules de pâte blanche et noire.

Une pointe de colle peut servir si les yeux refusent de tenir. Un petit outil de modelage est pratique pour certains détails, mais pas indispensable. Un cure-dent peut aussi dépanner lorsqu’il est manipulé par l’adulte.

Je prévois également un chiffon, un set de table ou une nappe pour protéger la surface et une petite coupelle pour poser les morceaux de pâte.

Quelques feuilles d’automne, glands ou pommes de pin pourront servir plus tard pour le décor.

Cette fois, pas de ciseaux. Ça fait déjà une chose de moins à sortir.

En revanche, les marrons, les yeux mobiles et les petits morceaux de pâte ne vont pas à la bouche. Avec de jeunes enfants, l’adulte reste donc présent pendant toute l’activité. Je la proposerais à partir de 6 ans accompagné d’un adulte.

Commencer par choisir un beau marron

Le plus sympa reste d’aller le chercher dehors.

En automne, la promenade se transforme vite en petite chasse au marron. On en ramasse plusieurs, on compare, puis chacun choisit celui qui deviendra sa coquille.

Quel marron choisir pour faire la coquille ?

Je prends plutôt un marron assez gros, bien rond et ferme.

S’il est brillant avec une belle zone plus claire sur le côté, encore mieux. Sans rien faire, il ressemble déjà un peu à une coquille.

J’évite ceux qui sont fendus, mous ou vraiment abîmés.

À la maison, un petit coup de chiffon s’il y a de la terre dessus, puis on le laisse sécher tranquillement.

C’est mieux de travailler avec un marron sec, surtout si une pointe de colle doit être utilisée par la suite.

Et on le garde bien sûr uniquement pour le bricolage : ce marron-là n’est pas destiné à être mangé.

Préparer la pâte à modeler pour le corps

Pour notre escargot, j’ai choisi une couleur brun clair, assez douce.

Il faut une boule suffisamment grosse. Le corps devra porter le poids du marron, donc avec trois miettes de pâte, ça ne tiendra pas longtemps.

Bien assouplir la pâte avant de commencer

On commence simplement par la travailler dans les mains.

On la presse, on la roule, on la remet en boule.

Quelques fois suffisent pour qu’elle devienne plus souple.

Les enfants aiment généralement beaucoup cette étape. Certains pourraient d’ailleurs continuer à écraser et reformer leur boule pendant dix minutes sans jamais passer à l’escargot.

Bon. On finit quand même par avancer.

Former le long corps de l’escargot

On pose la pâte sur la table et on la roule doucement sous la paume.

Il faut obtenir une sorte de gros boudin allongé, mais pas parfaitement régulier.

Garder une partie plus grosse pour la tête

Une extrémité reste plus épaisse : ce sera la tête.

De l’autre côté, la pâte peut s’affiner un peu pour former l’arrière du corps.

La silhouette ressemble vaguement à une grosse virgule couchée.

J’aplatis juste un peu le dessous pour que l’escargot repose correctement sur la table, sans écraser tout le reste. Il doit garder un corps rond, assez dodu.

Sur notre modèle, l’arrière dépasse légèrement sous la coquille tandis que la partie avant remonte pour former le cou.

Faire remonter la tête

Avec les doigts, on relève doucement l’avant du corps.

Je resserre légèrement la pâte pour créer le cou, mais pas trop. S’il devient tout fin, la tête ne tardera pas à pencher.

Elle doit rester assez grosse.

À ce moment précis, soyons honnêtes, ça ressemble surtout à un bout de pâte qui regarde le plafond.

Les antennes vont arranger tout ça.

Fabriquer les deux antennes

On prend deux petits morceaux de pâte dans la même couleur que le corps.

Rouler deux petits colombins

Chaque morceau est roulé entre les doigts pour former un petit bâtonnet.

Je les fais fins, mais avec une base assez solide. Des antennes très longues et très maigres sont jolies pendant environ trente secondes, puis elles s’affaissent.

On fixe leur base sur le dessus de la tête en appuyant doucement.

Une part vers la gauche, l’autre vers la droite.

Et là, l’escargot commence enfin à ressembler à quelque chose.

Préparer le bout des antennes

On peut simplement arrondir leur extrémité avec les doigts.

Sur notre modèle, j’ai ajouté une petite boule de pâte au bout de chacune. Ça facilite la pose des yeux et donne des antennes un peu plus épaisses.

Il suffit d’appuyer très légèrement pour les fixer, sans écraser tout le reste.

Ajouter les yeux mobiles

C’est souvent là que sa petite tête devient vraiment marrante.

Je pose d’abord les deux yeux sans les fixer, juste pour voir le résultat. Et parfois, l’un regarde franchement vers la droite pendant que l’autre part complètement ailleurs.

Ça peut rester comme ça.

Comment faire tenir les yeux ?

Avec certaines pâtes, il suffit d’enfoncer très légèrement les yeux mobiles dans les petites boules au bout des antennes.

Doucement, sinon toute l’antenne s’écrase.

Si ça ne tient pas, l’adulte peut ajouter une micro-goutte de colle.

Autre solution : fabriquer les yeux entièrement en pâte. Une petite boule blanche aplatie avec un point noir au milieu, et c’est réglé.

Installer le marron pour fabriquer la coquille

On arrive à la partie la plus rapide.

Le marron est posé sur le dos de l’escargot. Sur notre modèle, il est presque vertical, avec sa partie claire bien visible sur le côté.

Tester la position avant d’appuyer

Je commence toujours par le poser sans forcer.

On regarde de face, puis de côté. Surtout, on vérifie que le poids du marron ne fait pas basculer tout le corps.

S’il est lourd, on peut élargir un peu la pâte juste dessous.

Quand la position convient, on appuie légèrement le marron dans le dos.

La pâte prend sa forme et l’empêche de rouler.

Pour un escargot destiné à rester posé en décoration, ça tient souvent très bien comme ça. S’il doit être beaucoup manipulé, un adulte peut renforcer la fixation.

Faire le petit visage

Avec les yeux en place, il ne manque plus grand-chose.

Je roule un morceau minuscule de pâte noire pour obtenir un petit fil, puis je le courbe en sourire et je le pose sur la tête.

On peut aussi tracer la bouche avec un outil, mais le petit relief noir rend bien.

Ajouter deux petites joues roses

Deux minuscules morceaux de pâte rose, roulés entre les doigts puis légèrement aplatis.

Un de chaque côté du sourire.

C’est tout.

Et pourtant, ces deux petits ronds changent complètement l’expression de l’escargot.

On peut ajouter quelques détails noirs sous les yeux si on veut se rapprocher du modèle, mais je m’arrête assez vite. Sa tête fonctionne déjà très bien comme ça.

Vérifier que notre escargot tient bien debout

Je le pose sur une surface plane et je retire les mains.

Deux secondes d’observation.

S’il tient, parfait.

S’il commence lentement à partir sur le côté sous le poids de sa coquille, il faut revoir un peu la base.

Comment stabiliser un escargot qui tombe ?

Le plus simple est d’aplatir légèrement le dessous du corps ou d’élargir la pâte sous le marron.

Le problème vient souvent d’un corps trop fin par rapport à la coquille.

Un escargot un peu plus dodu sera plus stable. Et ça lui va plutôt bien.

Créer un petit décor d’automne autour

L’escargot est déjà terminé, mais on peut lui préparer un petit coin pour le poser.

Sur notre photo, il est installé sur une rondelle de bois avec des feuilles rouges, jaunes et orange, quelques pommes de pin et d’autres marrons.

Ça suffit pour donner une vraie ambiance d’automne.

Utiliser ce qu’on a ramassé pendant la balade

Quelques feuilles sèches, deux glands, une pomme de pin, des brindilles…

On pose tout autour et les enfants commencent souvent à inventer une histoire sans qu’on leur demande quoi que ce soit.

Le gland devient une table.

La feuille rouge, un lit.

Une brindille, la porte de sa maison.

À ce stade, le petit escargot peut facilement finir avec tout un village autour de lui.

Faire toute une famille d’escargots

Si plusieurs marrons ont été ramassés, autant en profiter.

Un gros escargot, un plus petit, puis un bébé. On peut aussi changer complètement les couleurs de pâte.

Vert, orange, violet… aucune obligation de rester réaliste.

Le modèle donne juste l’idée.

Chacun peut inventer son visage

Les expressions peuvent changer elles aussi.

Une grande bouche, deux yeux qui regardent de travers, des joues plus foncées, des antennes très courtes…

Quand plusieurs escargots sont posés côte à côte, ce sont justement tous ces petits détails qui rendent l’ensemble amusant.

Quelques astuces pratiques qui évitent les petites galères

Un gros marron posé sur trop peu de pâte donne un escargot qui bascule sans arrêt. Donc il vaut mieux prévoir un corps assez large dès le départ.

La pâte doit aussi rester souple. Si elle est vieille et sèche, le cou peut se fissurer et les antennes casser facilement.

Des antennes qui tombent ? Je les raccourcis légèrement et j’épaissis leur base. C’est moins spectaculaire, mais bien plus solide.

Les yeux mobiles restent de petites pièces : on les surveille pendant l’activité et on range ceux qui ne servent plus.

Et une fois le bricolage terminé, lavage des mains. Entre les marrons ramassés dehors et la pâte à modeler, autant finir par là.

Une activité d’automne toute simple mais vraiment chouette

Ce que j’aime ici, c’est qu’on ne cherche presque pas à transformer le marron.

On le garde tel qu’il est.

Sa forme, sa couleur, sa brillance deviennent directement la coquille.

Au départ, c’est juste un marron trouvé par terre pendant une promenade. Un peu plus tard, il est posé sur le dos d’un escargot avec deux grandes antennes et des joues roses.

Et l’enfant fait vraiment une bonne partie du travail.

Il roule la pâte, forme le corps, essaie de fabriquer deux antennes à peu près pareilles, place les yeux et cherche comment faire tenir la coquille.

Le marron tombe une fois.

On le remet.

Une antenne penche.

On la redresse un peu.

C’est du bricolage, quoi.

À la fin, les escargots sont rarement impeccables. Certains ont un cou immense, d’autres un corps très plat ou une coquille légèrement de travers.

Je laisserais tout ça.

Le modèle sert à montrer le principe, pas à produire vingt petits escargots identiques.

Et puis celui qui penche un peu a souvent une bien meilleure tête que celui qu’on a essayé de rendre parfait.

Alors pendant une prochaine balade d’automne, quelques marrons peuvent facilement finir dans une poche.

Avec un marron, une boule de pâte à modeler et deux petits yeux, il y a déjà de quoi fabriquer ce drôle de petit escargot.

Pas de peinture cette fois, donc un peu moins de ménage aussi.

Et avec sa grosse coquille brillante posée sur le dos, difficile de ne pas lui trouver une bonne bouille. 🐌🍂

TOUTES LES ACTIVITÉS MANUELLES : BRICOLAGE MANUELLE

Voici une illustration pour mieux comprendre le bricolage

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