Ce petit champignon, je le trouve vraiment craquant. Et quand on regarde le matériel utilisé, c’est encore mieux : un bouchon en liège, un morceau de boîte à œufs en carton, un peu de peinture… pas grand-chose de plus.
Sur notre modèle, on s’est inspiré d’une petite amanite rouge. Le bouchon reste brut et sert de pied, tandis qu’une alvéole découpée dans la boîte à œufs devient le chapeau. Un coup de peinture rouge, quelques gros pois blancs et le champignon apparaît.
C’est typiquement le bricolage que j’aime garder pour l’automne. On met de côté les bouchons et les boîtes au fil des semaines et, le jour où on a envie de bricoler, tout est déjà là.
Un seul champignon est sympa. Plusieurs ensemble, encore plus. Avec trois ou quatre modèles, quelques feuilles mortes et deux pommes de pin posées autour, on obtient vite une petite déco de saison.

Le matériel reste très simple : une boîte à œufs en carton, un bouchon en liège, de la peinture rouge et blanche, un pinceau moyen et un plus fin pour les pois. Ajoutez une paire de ciseaux, de la colle blanche assez forte, une petite assiette pour la peinture, un verre d’eau et un chiffon.
Une vieille nappe, du journal ou un morceau de carton protégeront la table. Une blouse ou un vieux tee-shirt pour l’enfant, c’est plutôt une bonne idée aussi.
Si vous voulez créer un décor autour, gardez quelques feuilles d’automne, des glands ou des pommes de pin. Et pour l’assemblage, un pistolet à colle peut dépanner, mais il reste uniquement dans les mains de l’adulte.
Je conseille d’ailleurs ce bricolage à partir de 6 ans avec un adulte, principalement à cause du découpage de la boîte à œufs. Le carton est parfois assez épais et les ciseaux peuvent accrocher ou glisser. Même chose pour la colle chaude : là, l’enfant ne manipule rien.
On commence par la boîte.
Je prends une boîte à œufs classique en carton. Pas du plastique : le carton se découpe mieux, absorbe la peinture et donne un rendu beaucoup plus sympa pour ce genre de bricolage.
Ce qui nous intéresse, c’est l’une des alvéoles où repose normalement un œuf.
On découpe grossièrement tout autour pour la séparer du reste de la boîte. Une fois retournée, la forme ressemble déjà à un petit chapeau. C’est là qu’on commence vraiment à voir le champignon.
Je reprends ensuite les bords avec les ciseaux pour enlever ce qui dépasse.
Je ne cherche pas un rond parfait. Le carton est irrégulier, parfois un côté descend plus bas que l’autre, et ça fonctionne quand même très bien.
D’ailleurs, un chapeau légèrement cabossé a presque plus de charme qu’une forme impeccable.
Certaines boîtes se découpent facilement. D’autres sont étonnamment résistantes.
Avec un enfant, je garde donc cette étape sous surveillance et, si le carton oppose vraiment trop de résistance, je termine moi-même la découpe.
Une fois l’alvéole isolée et les bords ajustés, on la retourne sur la table.
Le chapeau est prêt.
On peut maintenant sortir la peinture.
Je mets un peu de rouge dans une coupelle et je protège la table avant de commencer. Même sur un bricolage minuscule, la peinture trouve toujours le moyen de voyager. Le pinceau touche les doigts, les doigts touchent le bouchon, puis on découvre une trace ailleurs. Classique.
L’enfant tient l’alvéole délicatement par un bord et peint toute la partie bombée en rouge.
Le carton des boîtes à œufs absorbe beaucoup. La première couche peut donc sembler terne ou laisser apparaître des zones grises. Je passe plutôt une couche raisonnable, je laisse sécher, puis j’en remets un peu si la couleur manque d’intensité.
Une couche énorme d’un seul coup détrempe le carton et rallonge sérieusement le séchage.
Je passe aussi rapidement sur le bord du chapeau pour cacher le gris.
Puis on pose tout ça sur une feuille ou un morceau de carton.
Et on attend.
C’est souvent le moment où l’enfant demande si c’est sec au bout de trois minutes. Non. Puis cinq minutes plus tard, nouvelle vérification.
Il faut tenir bon.
Quand le rouge ne colle plus au doigt, on passe au blanc.
Et là, le morceau de boîte à œufs commence vraiment à ressembler à un champignon.
Avec un pinceau plus fin, on dépose des petits ronds blancs directement sur le chapeau.
Je les répartis sans motif particulier. Un gros ici, deux plus petits à côté, un autre derrière. On peut tourner le chapeau dans la main pour voir les zones encore vides.
Les pois n’ont pas besoin d’avoir tous la même taille. Avec les enfants, ils ne l’auront de toute façon probablement pas, et le résultat est très bien ainsi.
Si le rouge ressort encore sous le blanc, je laisse sécher quelques instants puis je repasse légèrement sur certains points.
Sur notre modèle, les pois sont assez gros et bien visibles. C’est ce contraste rouge et blanc qui donne immédiatement ce petit air de champignon de conte.
Pendant que le chapeau termine de sécher, on s’occupe du pied.
Enfin… « s’occuper », c’est un grand mot.
On prend simplement un bouchon en liège.
Naturel ou peint, les deux fonctionnent
Sur notre version, je l’ai laissé tel quel.
La couleur du liège va très bien avec le rouge et rappelle naturellement un pied de champignon. Et puis j’aime bien qu’on reconnaisse encore l’objet récupéré.
S’il y a une inscription dessus, on peut simplement la placer vers l’arrière lors de l’assemblage.
Bien sûr, rien n’empêche de peindre le bouchon en blanc ou en beige. C’est une autre possibilité, mais le liège brut fonctionne déjà très bien.
C’est à ce moment-là que les deux petits morceaux qui traînaient sur la table deviennent enfin un champignon.
Je pose d’abord le bouchon debout et j’installe le chapeau dessus sans colle. Juste pour vérifier la taille et voir comment il tient.
Un essai rapide évite de découvrir après collage que le chapeau penche complètement d’un côté.
On dépose une bonne noisette de colle sur le dessus du bouchon, puis on pose l’alvéole par-dessus.
Il faut maintenir quelques secondes et surtout laisser l’ensemble tranquille ensuite.
La colle blanche met un peu de temps à prendre entre le carton et le liège. Si on soulève le champignon immédiatement par le chapeau, il y a de fortes chances que le bouchon reste sagement posé sur la table.
Donc patience.
La colle chaude fixe beaucoup plus rapidement les deux éléments.
Dans ce cas, c’est l’adulte qui met une petite quantité de colle sur le bouchon et place le chapeau. On attend ensuite que tout soit complètement refroidi avant de rendre le champignon à l’enfant.
La colle chaude peut provoquer une brûlure en une fraction de seconde, même avec une toute petite goutte. Cette partie-là reste donc vraiment hors de portée des enfants.
Une fois la colle prise et la peinture sèche, il suffit de poser le champignon debout.
Le bouchon sert de pied, le petit morceau de carton rouge forme le chapeau, les pois blancs ressortent bien dessus… et voilà.
Pour du matériel récupéré, le résultat fait plutôt son effet.
Comme le bouchon est assez stable, le champignon peut tenir tout seul sur une table, une étagère ou dans un petit décor d’automne.
On peut très bien s’arrêter là.
Mais quelques éléments naturels autour changent complètement la présentation. J’aime bien poser le champignon sur une rondelle de bois avec deux ou trois feuilles colorées, quelques glands ou une pomme de pin.
Ça lui donne tout de suite un petit air de sous-bois.
Si vous avez plusieurs bouchons et une boîte à œufs entière, autant profiter du matériel.
On peut fabriquer un grand champignon rouge, un petit orange, un jaune, voire un violet si les enfants ont envie de partir sur quelque chose de complètement imaginaire.
Avec plusieurs enfants, chacun peut faire le sien et tous les champignons sont ensuite réunis dans le même décor.
Quelques brindilles, de la mousse, des feuilles sèches, des glands… et la table se transforme vite en petite forêt.
Le rendu est assez chouette justement parce que les champignons n’ont ni la même taille ni la même forme.
Le carton de boîte à œufs absorbe énormément la peinture. Si le rouge paraît un peu triste après la première couche, attendez qu’elle sèche et repassez simplement dessus.
Pour les pois blancs, mieux vaut vraiment patienter jusqu’au séchage complet du rouge. Blanc sur rouge encore humide = rose. Ce n’est pas catastrophique, mais ce n’était peut-être pas l’idée de départ.
Je vérifie aussi la taille du chapeau par rapport au bouchon avant de commencer à peindre. Une alvéole énorme posée sur un bouchon très fin donne un champignon qui tombe dès qu’on le regarde de travers.
On pose les deux ensemble, on regarde les proportions, éventuellement on retaille un peu le carton.
Deux secondes, et ça évite de bricoler l’équilibre à la fin.
Ce bricolage montre bien qu’on peut faire quelque chose de sympa avec des objets qui auraient probablement fini à la poubelle.
Une alvéole de boîte à œufs devient un chapeau. Le bouchon se transforme en pied. Deux pots de peinture font le reste.
Le résultat n’a aucune raison d’être parfaitement régulier non plus. Un chapeau un peu bosselé, des pois de tailles différentes, un bouchon qui penche légèrement… tout ça reste très bien.
Parfois, le champignon le plus bancal est même celui qui a le plus de caractère.
À la maison, en classe ou en centre de loisirs, l’activité reste rapide à mettre en place. Le plus long, finalement, c’est le séchage entre le rouge, les pois blancs et le collage.
Alors les prochaines boîtes à œufs peuvent attendre un peu avant de partir au recyclage. Même chose pour deux ou trois bouchons en liège.
Avec presque rien, on peut se retrouver avec toute une petite collection de champignons d’automne sur la table. 🍄🍂
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