Fabriquer une boîte à crayons monstre d’Halloween avec un rouleau en carton

Pour Halloween, on avait déjà fabriqué pas mal de décorations qui allaient probablement terminer sur une étagère pendant trois semaines avant de retourner dans une boîte.Fabriquer une boîte à crayons monstre d’Halloween avec un rouleau en carton.

Cette fois, on voulait quelque chose qui puisse rester un peu plus longtemps.

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On est donc parti d’un gros tube en carton pour fabriquer un pot à crayons monstre. Du papier vert autour, quelques morceaux violets, une grande bouche noire et le tour était presque joué.

Le résultat est assez drôle, surtout une fois les crayons installés. Ils dépassent au-dessus de la bande violette et donnent au monstre une deuxième coiffure beaucoup plus colorée que la première.

Au départ, je pensais lui faire une tête plutôt amusante. Les yeux en ont décidé autrement. Une fois inclinés vers le milieu, il avait l’air tellement contrarié qu’on a continué dans cette direction.

monstre halloween avec rouleau en carton

Ce qu’on a utilisé

Pour notre pot à crayons, nous avons sorti :

un gros tube en carton ;

une feuille de papier vert ;

du papier violet ;

du papier noir ;

un morceau de carton assez épais pour le fond ;

de la colle ;

des ciseaux ;

un crayon ;

un feutre noir ;

quelques crayons de couleur pour tester le pot à la fin.

Le tube venait d’un emballage et était nettement plus large qu’un rouleau de papier toilette. Pour quelques crayons, un petit rouleau peut fonctionner, mais je voulais pouvoir mettre une vraie poignée de feutres et de crayons dedans.

Premier détail auquel je n’avais pas vraiment pensé : notre tube était ouvert des deux côtés.

Pour un pot à crayons, c’est légèrement gênant.

Il fallait donc commencer par là.

D’abord, empêcher les crayons de tomber par-dessous

J’ai posé le tube sur un morceau de carton et tracé son contour.

Autour de ce cercle, j’en ai dessiné un deuxième un peu plus large, puis j’ai découpé le tout. Quelques petites entailles autour permettent de former des languettes que l’on replie contre le tube.

Sur le papier, c’était très simple.

Dans la réalité, mon premier fond était légèrement trop petit.

Il tenait, mais dès qu’on appuyait dessus, il remontait à l’intérieur du tube. Je n’avais pas très envie de découvrir le problème une fois le pot rempli de crayons.

J’en ai donc refait un, un peu plus large cette fois.

Celui-là a été collé sous le tube avec les languettes remontées sur les côtés. On l’a laissé tranquille quelques minutes avant de continuer.

Ce n’est clairement pas la partie la plus amusante du bricolage, mais elle a son importance.

Le tube devient vert

Une fois le fond fixé, on s’est occupé du corps.

J’ai posé le tube sur le papier vert et découpé un grand rectangle capable d’en faire le tour. J’avais prévu un peu plus large cette fois — le fond m’avait servi de leçon.

On a étalé la colle, posé le premier bord puis fait tourner doucement le tube en lissant le papier avec la main.

Il y avait une petite bulle derrière.

J’ai essayé de la chasser avec les doigts, elle s’est déplacée de deux centimètres et s’est installée un peu plus loin.

Elle a gagné.

De face, on ne la voyait de toute façon pas.

Une fois le dernier bord collé, le tube marron avait complètement disparu et on avait devant nous un grand cylindre vert qui ne ressemblait pas encore franchement à un monstre.

Ça allait venir.

Des cheveux violets, ou quelque chose qui y ressemble

Pour le haut, j’avais prévu une bande de papier violet découpée en zigzag.

J’ai tracé plusieurs grandes pointes sur un côté avant de les découper. Elles n’étaient pas toutes de la même taille, surtout la dernière, beaucoup plus large que les autres parce que j’avais mal calculé mon espace.

Quand j’ai entouré le tube avec la bande pour vérifier, cette grosse pointe tombait presque au milieu du front.

On a essayé de la couper.

Puis de la replier.

Finalement, on a tourné la bande de quelques centimètres pour qu’elle arrive sur le côté.

Problème réglé.

Une fois collée autour du haut du pot, la bande ressemblait vaguement à une frange violette. Quelqu’un a dit que c’étaient les cheveux du monstre et, à partir de là, il n’a plus été question de « bande en zigzag ».

C’étaient ses cheveux.

Les yeux ont décidé de son humeur

Pour le visage, j’ai découpé deux formes noires assez grandes.

Avant de les coller, on les a simplement posées sur le papier vert.

À l’horizontale, le résultat n’était pas très intéressant.

Je les ai inclinées légèrement vers le centre et le changement a été immédiat : le monstre avait l’air furieux.

On les a inclinées encore davantage.

Là, il semblait carrément nous reprocher quelque chose.

C’est cette version qui a été choisie.

Les deux yeux n’étaient d’ailleurs pas exactement à la même hauteur. Je ne l’ai remarqué qu’une fois le premier collé et je n’avais aucune envie de l’arracher avec le papier vert dessous.

Le deuxième a donc été placé à peu près en face.

Son regard est peut-être un peu étrange, mais vu son humeur générale, ça lui va plutôt bien.

Il fallait une bouche à la hauteur

Avec des yeux pareils, une petite bouche souriante n’avait plus beaucoup de sens.

On a donc découpé une grande forme noire avec des pointes en haut et en bas.

Très grande.

Je l’avais posée sur le tube en pensant qu’on allait certainement la réduire, mais les enfants ont immédiatement voté pour la garder entière.

Elle occupe une bonne partie du devant du pot.

Les dents n’ont pas toutes la même taille non plus. Une des pointes du bas est particulièrement longue et donne l’impression que le monstre possède une énorme dent.

À ce stade, essayer de lui rendre une expression sympathique semblait définitivement perdu d’avance.

On a collé la bouche telle quelle.

Les bras violets

Il restait suffisamment de papier violet pour ajouter deux bras.

J’ai dessiné le premier directement sur une chute : une base assez étroite et trois pointes au bout pour la main.

Cette fois, j’ai utilisé le premier comme modèle pour découper le second.

J’avais retenu la leçon des bricolages précédents.

Ils étaient donc à peu près de la même taille.

On les a collés sur les côtés du pot, légèrement tournés vers l’avant. Le papier avait tendance à revenir à plat, alors j’ai marqué un petit pli près du corps.

Ça suffisait pour qu’ils restent un peu décollés du tube.

À partir de là, le pot ressemblait enfin vraiment au monstre qu’on avait en tête.

Ou presque.

Le test des crayons

Normalement, il aurait fallu attendre que tout soit parfaitement sec.

Normalement.

On a attendu quelques minutes avant de mettre une première poignée de crayons dedans, juste pour voir.

Le fond a tenu.

C’était déjà une bonne nouvelle.

En revanche, avec les crayons qui dépassaient au-dessus du papier violet, le monstre avait soudain une énorme coiffure multicolore. Les « cheveux » violets du début devenaient presque invisibles derrière les feutres rouges, bleus, jaunes et orange.

C’était encore mieux que prévu.

On en a donc ajouté quelques-uns de plus.

Puis on les a tous retirés parce que la colle des bras n’était pas complètement sèche et que quelqu’un venait justement d’en accrocher un avec sa manche.

Le bras n’est pas tombé, mais on a compris le message.

Cette fois, on a vraiment laissé sécher.

On a hésité à ajouter autre chose

Il restait du papier noir, violet et quelques chutes vertes sur la table.

On aurait facilement pu lui ajouter une cicatrice, des verrues, des oreilles ou un petit chapeau.

On a essayé une cicatrice au feutre sur une chute de papier avant de la reproduire sur le pot.

Puis finalement, non.

Entre les cheveux violets, les yeux furieux, la bouche gigantesque et les crayons qui allaient dépasser au-dessus, il y avait déjà largement de quoi regarder.

On s’est arrêté là.

Et pour une fois, personne n’a réclamé trois yeux.

Avec plusieurs enfants

Pour une activité en groupe, le plus long est probablement de préparer les tubes, surtout s’il faut leur fabriquer un fond.

Je ferais cette partie avant l’activité pour les plus petits.

Ensuite, chacun peut choisir ses couleurs et surtout son visage. Il n’y a aucune raison de fabriquer uniquement des monstres verts et violets.

Le nôtre a fini furieux presque par accident, simplement à cause de la position de ses yeux.

Avec les mêmes formes placées autrement, on aurait obtenu un personnage complètement différent.

C’est probablement la partie que je laisserais le plus libre.

Les cheveux peuvent également changer de forme : grandes pointes, petites pointes, frange presque droite… Une fois les crayons installés, de toute façon, la coiffure prend une nouvelle dimension.

Notre monstre a trouvé sa place sur le bureau

Une fois la colle sèche, on a remis les crayons dedans.

Cette fois, le fond n’a pas bougé et les bras sont restés en place.

Le pot est maintenant sur le bureau avec sa tête furieuse et ses crayons qui dépassent dans tous les sens.

La grosse pointe violette que j’avais ratée au début est toujours cachée sur le côté. Un œil est légèrement plus haut que l’autre et la grande dent du bas attire beaucoup plus l’attention que prévu.

Mais ce que je remarque surtout, c’est qu’il sert réellement.

Les crayons qu’on laissait habituellement dans une boîte sont maintenant dedans et, même après Halloween, je pense qu’il va rester là un moment.

C’est finalement ce que j’aime le plus dans ce bricolage : on est parti d’un tube en carton destiné au recyclage et on a fabriqué quelque chose que les enfants utilisent vraiment.

Bon, quelque chose qui a l’air très en colère.

Mais utile quand même. 🎃✏️

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Voici une illustration pour mieux expliquer le bricolage

illustration monstre halloween avec rouleau en carton
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