Fabriquer une citrouille d’Halloween avec des bouts de laine

On avait un reste de laine orange dans le placard et, comme Halloween approchait, son sort était à peu près décidé.Fabriquer une citrouille d’Halloween avec des bouts de laine

Cette fois, elle a servi à fabriquer une grosse citrouille sur fond noir. Le bricolage est assez simple : on dessine la forme, on ajoute de la colle et les enfants la remplissent avec des morceaux de laine. Quelques découpes pour le visage, une tige verte et c’est presque terminé.

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Ce que j’aime surtout, c’est le relief obtenu avec les fils. De loin, on voit une citrouille orange. De près, c’est beaucoup moins sage : les morceaux se croisent, certains bouclent, d’autres disparaissent sous leurs voisins et il y en a toujours deux ou trois qui décident de dépasser.

Ça tombe bien, on ne cherchait pas à fabriquer une citrouille parfaitement lisse.

citrouille halloween avec bouts de laine

Ce qu’on a utilisé

Pour notre citrouille, nous avons sorti :

une grande feuille cartonnée noire ;

de la laine orange ;

un peu de papier ou de carton noir ;

du papier vert ;

des ciseaux ;

un crayon blanc ou un crayon à papier ;

de la colle blanche ;

un pinceau pour l’étaler ;

un feutre noir ;

quelques fils de laine verte pour la tige ;

de quoi protéger la table.

Rien de très particulier, donc.

La laine venait d’un fond de pelote et les papiers étaient des chutes d’autres bricolages. Pour ce genre d’activité, c’est largement suffisant.

J’ai quand même protégé la table avant de commencer. La colle blanche part assez facilement, mais la laine, elle, a une capacité assez étonnante à voyager. On commence avec tous les fils dans une boîte et on termine avec un morceau sur une manche, deux sous la chaise et un autre dont personne ne sait vraiment comment il est arrivé dans la pièce d’à côté.

D’abord, une grosse citrouille

On commence par dessiner la citrouille sur le carton noir.

Je l’ai faite assez grande, presque sur toute la largeur de la feuille. Avec une petite citrouille, le collage est vite terminé et on profite moins de la texture de la laine.

Pour la forme, inutile de sortir un modèle compliqué. Un gros ovale un peu aplati, quelques bosses sur les côtés et ça suffit.

La nôtre avait d’ailleurs un côté légèrement plus gros que l’autre.

Je l’ai remarqué une fois le dessin terminé et elle est restée comme ça.

Pour les petits qui ont du mal à tracer une grande forme, le plus simple est de préparer le contour avant. On peut aussi fabriquer un gabarit dans un morceau de carton et les laisser dessiner autour.

Ça évite surtout la toute petite citrouille de cinq centimètres dans un coin de la feuille alors qu’on vient de préparer une montagne de laine.

Ensuite, opération découpage de laine

Il en faut pas mal.

J’avais commencé par couper une poignée de fils orange en me disant que ce serait largement suffisant. Pas du tout.

On en a donc recoupé en cours de route.

Les morceaux faisaient à peu près entre 5 et 15 cm, mais je n’ai évidemment pas sorti la règle. Certains étaient courts, d’autres franchement longs. La laine bouclait aussi un peu par endroits et on l’a gardée telle quelle.

Avec des enfants qui utilisent déjà bien les ciseaux, autant les laisser couper une partie des fils. Ils aiment souvent préparer leur petit tas eux-mêmes.

Seul conseil : si vous faites l’activité avec plusieurs enfants, prévoyez plusieurs tas. Attendre à six autour d’une seule pelote enlève assez vite une partie du charme du bricolage.

La colle : petit morceau par petit morceau

Au début, j’avais été tenté d’encoller toute la citrouille.

Mauvaise idée.

Le temps de poser la laine sur une moitié, la colle de l’autre côté commence déjà à sécher. Il est beaucoup plus simple de travailler par zones.

On met donc un peu de colle sur une partie de la citrouille. Avec un pinceau, on l’étale rapidement, puis on pose les premiers fils.

Pas besoin d’une couche énorme. Il faut simplement qu’il y en ait suffisamment pour que la laine accroche.

Et là commence la partie que les enfants préfèrent généralement.

Remplir la citrouille

Il n’y a pas vraiment de méthode.

Un fil en travers, deux dans l’autre sens, un petit morceau dans un trou… on avance comme ça.

Au début, le carton noir reste très visible et le résultat ne ressemble pas à grand-chose. Puis les fils commencent à s’accumuler et la citrouille apparaît vraiment.

Certains enfants posent les morceaux un par un avec beaucoup de sérieux. D’autres prennent directement une petite poignée et la déposent sur la colle.

Les deux méthodes semblent fonctionner.

On appuie légèrement avec les doigts pour que la laine accroche, puis on ajoute de la colle un peu plus loin et on recommence.

Chez nous, il y avait un endroit particulièrement fourni parce qu’une grosse poignée de laine avait atterri là d’un seul coup. J’ai pensé à l’étaler un peu.

Finalement, non.

Ça faisait une sorte de grosse mèche sur le côté de la citrouille et personne n’avait l’air dérangé par ça.

Et les fils qui dépassent ?

On les laisse tranquilles pour le moment.

Essayer de remettre chaque fil exactement à l’intérieur du contour pendant le collage devient vite pénible, surtout avec des doigts déjà un peu collants.

Une fois la citrouille sèche, on peut couper les deux ou trois morceaux qui dépassent vraiment beaucoup.

Les autres peuvent rester.

La laine donne de toute façon un contour assez flou, et c’est justement ce qui différencie ce bricolage d’une citrouille simplement découpée dans du papier orange.

Maintenant, la tête

Une fois le corps rempli, notre citrouille ressemblait surtout à une grosse boule de laine orange.

Il lui manquait clairement quelque chose.

On a donc sorti le papier noir pour préparer le visage.

Deux yeux d’abord. Les nôtres sont assez grands et légèrement inclinés vers le milieu. Rien qu’en les posant sur la laine, la citrouille a immédiatement pris un air beaucoup moins sympathique.

Pour le nez, un petit triangle a suffi.

La bouche, en revanche, a demandé un peu plus de réflexion.

On voulait de grandes dents.

La fameuse bouche d’Halloween

J’ai commencé par dessiner la bouche au crayon sur le papier noir avant de la découper.

C’est beaucoup plus pratique pour placer les pointes.

Elle n’était pas parfaitement symétrique et certaines dents étaient nettement plus grandes que les autres. Celle du milieu était même un peu énorme.

Elle a gagné le droit de rester.

Avec les plus jeunes, cette découpe peut être faite par un adulte. Les pointes sont moins faciles à suivre avec des ciseaux que deux gros yeux.

On peut aussi préparer plusieurs bouches à l’avance et laisser les enfants choisir.

Cela dit, leur donner simplement du papier noir donne parfois de meilleurs résultats. On se retrouve avec des citrouilles qui sourient, d’autres qui semblent complètement étonnées et quelques monstres dont il est difficile de déterminer l’humeur.

C’est généralement plus amusant qu’une rangée de citrouilles identiques.

Avant la colle, on essaye

Je préfère toujours poser le visage sur la citrouille avant de le fixer.

On déplace un œil.

On remonte la bouche.

On tourne légèrement le nez.

Et bizarrement, quelques centimètres suffisent parfois à transformer complètement la tête.

Quand la version plaît à tout le monde, on colle.

Comme le support est fait de fils de laine, il faut maintenir les morceaux de papier quelques secondes avec les doigts. Le papier n’est pas posé sur quelque chose de parfaitement plat et peut avoir tendance à se relever.

Pas la peine de noyer le visage sous la colle pour autant. Sinon, elle ressort sur les côtés et on passe surtout plus de temps à attendre qu’elle sèche.

Une tige verte pour terminer

Pour la tige, deux possibilités.

La plus rapide consiste à découper une forme dans du papier vert et à la coller en haut de la citrouille.

On peut ajouter une petite feuille à côté. Quelques traits au feutre noir pour les nervures et c’est fait.

Nous avons aussi essayé une version avec de la laine verte. Quelques fils collés côte à côte forment la tige, et un petit morceau enroulé peut servir de vrille.

Je préfère cette deuxième version parce qu’elle rappelle la texture de la citrouille, mais elle demande un peu plus de patience au moment du collage.

Et si la tige penche franchement sur le côté, ce n’est pas très grave. Une vraie citrouille n’a pas demandé notre avis non plus.

Le moment difficile : ne plus y toucher

À ce stade, le bricolage est terminé.

En théorie.

En pratique, il faut maintenant convaincre tout le monde de laisser la feuille sur la table.

« C’est sec ? »

Non.

Deux minutes plus tard :

« Et maintenant ? »

Toujours pas.

Avec la colle blanche, mieux vaut attendre tranquillement que tout soit bien fixé avant de relever le carton. Sinon, quelques fils risquent de rester sur la table pendant que la citrouille part dans l’autre direction.

Une fois la colle devenue transparente, je soulève doucement la feuille. Les morceaux qui n’ont pas accroché tombent tout seuls.

Il y en a presque toujours un ou deux.

On peut les recoller… ou décider que la citrouille avait suffisamment de laine comme ça.

Quelques décorations si on a encore envie de continuer

Notre fond noir était encore assez vide autour de la citrouille.

On a donc ajouté une petite toile d’araignée au crayon blanc dans un coin. Quelques étoiles en papier fonctionnent aussi très bien, tout comme une chauve-souris découpée dans une chute de carton.

Mais ce n’est vraiment pas obligatoire.

Je trouve même qu’il vaut mieux s’arrêter avant de remplir absolument tout le fond. La grosse masse orange ressort bien sur le noir.

Après, expliquer à un enfant qu’il y a « suffisamment d’étoiles » sur sa feuille est un autre sujet.

Avec plusieurs enfants

Pour une activité en classe ou en centre de loisirs, je préparerais surtout le matériel en plusieurs exemplaires.

Quelques barquettes de laine orange, plusieurs petits morceaux de papier noir et vert et, si possible, plus d’une paire de ciseaux.

Ça évite les embouteillages autour du matériel.

Pour les plus petits, le contour de la citrouille peut être tracé à l’avance. Même chose pour les découpes compliquées du visage si nécessaire.

En revanche, je laisserais chacun remplir sa citrouille à sa manière.

Certains enfants vont couvrir chaque millimètre de carton. D’autres laisseront des trous. Il y aura celui qui mettra toute sa laine dans le même sens et celui qui fabriquera ce qui ressemble vaguement à un nid orange.

C’est très bien aussi.

Notre citrouille en laine est terminée

Une fois sèche, la citrouille tient plutôt bien et le relief de la laine ressort beaucoup plus que je ne l’imaginais au départ.

De loin, on voit surtout sa grosse tête orange et sa bouche noire. De près, on remarque tous les fils qui se croisent et les petites différences d’épaisseur.

C’est ce qui me plaît dans cette activité.

Le matériel est vraiment basique, elle ne demande pas une préparation énorme et le résultat change complètement selon l’enfant qui la réalise.

On peut d’ailleurs reprendre le principe pour fabriquer d’autres personnages d’Halloween : un fantôme avec de la laine blanche, une araignée noire ou un monstre violet et vert.

Notre citrouille, elle, a gardé sa grosse mèche sur le côté, une dent beaucoup trop longue et une tige légèrement penchée.

On aurait pu corriger tout ça.

Mais elle était très bien comme ça. 🎃

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voici une illustration pour mieux comprendre le bricolage

illustration citrouille halloween avec bouts de laine
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