Fabriquer un fantôme d’Halloween avec des bouts de laine blanche

Après la laine orange pour les citrouilles, il nous restait de la blanche. Forcément, à quelques jours d’Halloween, elle n’allait pas rester longtemps dans le placard.Fabriquer un fantôme d’Halloween avec des bouts de laine blanche.

On s’en est servi pour fabriquer un fantôme sur une grande feuille noire. Rien de très compliqué : des fils de laine pour le corps, quelques morceaux de papier noir pour le visage et beaucoup de colle.

Publicités

Au début, je pensais faire un fantôme plutôt mignon. Finalement, avec ses gros yeux noirs et surtout sa bouche pleine de dents, il a pris une autre direction. Il a même l’air franchement contrarié.

Ce sont surtout les longues mèches blanches qui me plaisent. Elles pendent, se croisent et donnent un peu de volume au personnage. Quand la feuille bouge, quelques fils bougent avec elle et le fantôme a presque l’air de flotter.

Enfin, presque.

fantome avec bout de laine

Ce qu’on a utilisé

Pour fabriquer le nôtre, nous avons pris :

de la laine blanche ;

une grande feuille de carton noir ;

un morceau de papier noir assez épais ;

des ciseaux ;

un crayon ;

un crayon blanc ;

de la colle ;

un petit pinceau ;

un morceau de carton ;

une vieille nappe pour la table.

La laine venait d’une pelote déjà entamée. Elle n’était d’ailleurs pas parfaitement blanche, plutôt blanc cassé, mais une fois sur le carton noir, ça ne se remarque pratiquement pas.

J’avais posé la pelote sur la table au début. Je l’ai déplacée assez vite.

Entre les ciseaux, les fils déjà coupés et la colle ouverte, elle commençait à se dérouler au beau milieu de tout ça. On connaît la suite.

Il faut commencer par couper pas mal de laine

C’est la partie un peu répétitive du bricolage.

On pourrait évidemment couper les fils un par un, mais au bout du vingtième, ça devient nettement moins passionnant. J’ai donc pris un morceau de carton et enroulé la laine plusieurs fois autour avant de couper toutes les boucles d’un côté.

On obtient rapidement une bonne poignée de fils.

J’avais préparé ce qui me semblait être une quantité largement suffisante.

Ce ne l’était pas.

Il a fallu ressortir la pelote lorsque le fantôme avait à peine la moitié de son corps.

Les fils n’avaient pas exactement la même longueur et je n’ai pas essayé de les égaliser. Certains étaient même beaucoup plus courts que les autres. On les a mis de côté et ils ont finalement servi pour les bras.

Quelques repères sur le carton

Avant de sortir la colle, j’ai tracé grossièrement la silhouette au crayon blanc.

Une grosse tête arrondie, un corps assez large et deux bras ouverts.

Le dessin n’a pas besoin d’être joli puisqu’il va disparaître presque entièrement sous la laine. Il sert surtout à savoir où s’arrêter pendant le collage.

Sur notre feuille, le bras gauche était déjà plus haut que le droit à ce stade.

J’aurais pu le redessiner.

Je ne l’ai pas fait, et ça aura son importance plus tard.

Plier les fils et commencer la tête

Pour obtenir le haut arrondi, on prend plusieurs fils ensemble et on les plie à peu près au milieu.

Le pli est placé en haut de la tête et les deux longueurs retombent vers le bas.

Au départ, j’avais pris une grosse poignée de laine en pensant aller plus vite. Les fils ont glissé, certains sont restés collés à mes doigts et le paquet s’est ouvert au moment de le poser.

Deuxième essai avec beaucoup moins de laine : nettement mieux.

On a donc continué avec de petits paquets.

Un peu de colle, quelques fils, on appuie doucement et on passe au paquet suivant.

Pendant un bon moment, le résultat ressemble davantage à une perruque qu’à un fantôme. Il faut avoir un peu d’imagination.

Le corps prend forme

Plus on ajoute de laine, plus le carton noir disparaît.

J’ai essayé de laisser les fils descendre principalement vers le bas, sans les ranger pour autant. Il y en a qui se croisent et d’autres qui font une petite boucle avant de retomber.

À un endroit, on voyait encore beaucoup le fond noir. On a simplement ajouté quelques morceaux par-dessus.

À un autre, il y avait au contraire une grosse épaisseur de laine.

Elle est restée.

C’est à peu près à ce moment-là que notre fantôme a reçu son prénom.

Gustave.

Je ne sais plus exactement pourquoi Gustave, mais le prénom a été adopté immédiatement. On a également appris qu’il habitait dans un grenier et qu’il mangeait des chaussettes.

À partir de là, je n’avais manifestement plus beaucoup mon mot à dire sur sa biographie.

On garde les longues mèches en bas

Lorsque le corps est rempli, les extrémités des fils forment une sorte de frange.

Certaines arrivent beaucoup plus bas que les autres.

J’en ai coupé une qui dépassait vraiment énormément, mais j’ai laissé le reste. Avec un bas parfaitement droit, Gustave perdait ce côté flottant qui fonctionnait plutôt bien.

Il y a donc des mèches courtes, des longues et quelques-unes qui partent légèrement sur les côtés.

C’était mieux ainsi.

Les bras

On a récupéré plusieurs fils plus courts pour fabriquer les deux bras.

Ils sont placés en diagonale et collés seulement sur une partie de leur longueur. Les extrémités restent libres, comme de petites franges.

C’est là que mon dessin approximatif du début est revenu me rappeler son existence.

Le bras gauche était nettement plus haut que l’autre.

J’ai hésité à déplacer les fils avant que la colle prenne, puis on a regardé le fantôme et décidé qu’il pouvait très bien avoir un bras levé.

Depuis, Gustave donne vaguement l’impression de dire bonjour tout en essayant de faire peur.

Ce n’était pas prévu, mais ça fonctionne.

Enfin un visage

Sans visage, il restait quand même assez difficile de prendre ce fantôme au sérieux.

On a commencé par les yeux.

J’ai découpé deux grandes formes noires, légèrement inclinées vers le centre. Je les avais d’abord faites assez petites, mais elles disparaissaient presque dans toute cette laine.

Deuxième tentative : beaucoup plus grandes.

Là, c’était mieux.

Avant de les coller, on les a déplacées plusieurs fois sur la tête. Très rapprochées, Gustave avait l’air furieux. Plus éloignées, il avait surtout l’air étonné.

On a choisi la version furieuse.

Une bouche beaucoup trop grande

La bouche devait avoir quelques dents.

Elle a fini par en avoir beaucoup.

Je l’ai dessinée au crayon sur le papier noir avec de grandes pointes en haut et en bas, puis découpée doucement. Les dents ne sont pas toutes de la même taille. Il y en a notamment une, sur la droite, qui est franchement plus longue que les autres.

J’allais la raccourcir, mais elle plaisait beaucoup comme ça.

Elle est donc restée.

Pour les petits, cette découpe peut être un peu difficile. Les yeux se découpent facilement, mais suivre toutes les pointes de la bouche demande davantage de précision. Dans ce cas, un adulte peut préparer la forme ou simplement aider pour les endroits compliqués.

On pose tout avant de coller

Heureusement qu’on a fait un essai.

La bouche, posée au milieu du visage, était beaucoup trop basse et donnait une drôle de tête au fantôme. On l’a remontée, puis légèrement tournée.

Les yeux aussi ont encore bougé.

Quand tout le monde a arrêté de proposer une nouvelle position, on a sorti la colle.

Il faut en mettre suffisamment pour que le papier accroche aux fils, puis maintenir quelques secondes. Avec la laine dessous, le visage ne repose pas sur une surface bien plate.

Une fois les trois morceaux fixés, la transformation est assez amusante.

La grosse perruque blanche du début devient soudain un personnage.

Et un personnage visiblement de mauvaise humeur.

On s’est arrêté là… puis finalement non

À ce stade, je trouvais le fantôme terminé.

Le fond noir était assez vide, mais justement, le blanc ressortait bien.

Les enfants n’étaient pas du même avis.

Une toile d’araignée est donc apparue dans un coin au crayon blanc. Puis quelques étoiles. Puis une petite chauve-souris.

J’ai arrêté de compter après ça.

On peut évidemment décorer beaucoup moins. Une petite toile dans un coin suffit déjà à donner une ambiance Halloween et laisse le fantôme bien visible au milieu.

Le séchage, cette grande épreuve

Une fois la dernière décoration terminée, il faut laisser la feuille à plat.

C’est important, surtout avec autant de laine. Si on relève le carton immédiatement, certains fils peuvent glisser avant que la colle ait pris.

Nous avons donc attendu.

Enfin, « attendu » est un grand mot.

Au bout de quelques minutes, quelqu’un a voulu vérifier.

Un fil est tombé.

On l’a recollé.

Cette fois, la feuille est vraiment restée tranquille jusqu’à ce que la colle devienne transparente.

Quand tout était sec, j’ai passé doucement la main sur les mèches pour vérifier. Deux fils se sont décrochés, les autres n’ont pas bougé. Une petite goutte de colle pour les deux fugitifs et c’était réglé.

Si vous faites plusieurs fantômes

Avec plusieurs enfants, je préparerais quand même une partie de la laine avant l’activité.

Pas forcément tout : couper les fils fait partie du bricolage et les enfants assez grands peuvent très bien le faire eux-mêmes. Mais avoir déjà quelques poignées prêtes évite de voir tout le monde attendre autour de la même pelote.

Des petites boîtes ou des barquettes sont pratiques pour répartir les fils.

Pour les plus jeunes, on peut aussi tracer les silhouettes à l’avance.

En revanche, je laisserais les visages complètement libres.

C’est là que les fantômes deviennent vraiment différents. Certains auront deux yeux énormes, d’autres une bouche minuscule, quatre dents, trois yeux ou quelque chose qu’on n’avait absolument pas prévu.

Dans un groupe, il y en a presque toujours un qui réclame trois yeux.

Je commence à croire que c’est une règle.

Et pourquoi pas toute une famille ?

Une fois Gustave terminé, il restait encore un peu de laine.

Pas assez pour refaire un fantôme aussi grand, mais suffisamment pour en fabriquer un petit.

C’est finalement une idée assez amusante : varier les tailles et les expressions plutôt que de refaire exactement le même modèle.

Avec de la laine grise ou violette, on peut aussi obtenir des personnages complètement différents. Un chapeau en papier, des lunettes, un nœud papillon… après ça, on s’éloigne peut-être un peu du fantôme classique, mais ce n’est pas très grave.

Avec plusieurs créations accrochées côte à côte, on obtient vite une petite galerie de monstres pour Halloween.

Le Fantôme est terminé

Ce que je préfère finalement, ce sont les détails qu’on n’avait pas prévus.

Son bras gauche est trop haut.

Une dent est beaucoup plus longue que les autres.

Le bas n’est pas droit et quelques mèches refusent obstinément de rester dans le même sens.

Si j’avais essayé de tout corriger pendant le bricolage, il aurait certainement été plus propre.

Mais probablement moins drôle.

Et puis, malgré toute cette laine blanche toute douce, Gustave réussit quand même à avoir une tête assez inquiétante.

Mission accomplie. 👻

TOUTES LES ACTIVITÉS MANUELLES : BRICOLAGES MATERNELLES

Voici une illustration pour mieux comprendre le bricolage

illustration fantome avec bout de laine
Publicités