L’autre jour, en voulant jeter un rouleau de papier toilette vide, j’ai entendu une petite voix derrière moi :
« Attends ! On peut en faire un animal ! » Panda en Rouleau de Papier Toilette : Bricolage Recyclage Facile pour Enfants
Et voilà comment un pauvre rouleau destiné à la poubelle s’est retrouvé transformé en panda. Enfin, en panda… au début, il ressemblait plutôt à une chaussette debout avec des oreilles. Mais après deux yeux mobiles, deux taches noires et un petit nez, franchement, il avait déjà beaucoup plus d’allure.
Ce bricolage, je l’aime bien parce qu’il part de presque rien.
Un rouleau vide.
Deux bouts de papier.
Un peu de colle.
Et soudain, les enfants se mettent à imaginer toute une famille de pandas. Le papa panda, le bébé panda, le panda qui dort, le panda pirate aussi. Oui, on en a vraiment fait un avec un bandeau sur l’œil. Il s’appelait “Capitaine Bambou”, si je me souviens bien.

Ce petit panda en rouleau de papier toilette coche pas mal de cases. Il est facile à fabriquer, il utilise du matériel qu’on a souvent déjà à la maison, et il permet de parler du recyclage sans faire une grande leçon compliquée.
Les enfants voient tout de suite que quelque chose qu’on allait jeter peut devenir un petit personnage.
Et ça, ça les amuse beaucoup.
Une fois, un enfant m’a demandé si tous les rouleaux vides avaient “un animal caché dedans”. J’ai trouvé la question géniale. Depuis, je regarde les rouleaux de carton avec un peu plus de respect. On ne sait jamais. Peut-être qu’un renard attend son tour.
Parce qu’il prend vie assez vite.
Au début, il n’y a qu’un tube blanc.
Puis on colle les oreilles.
Puis les yeux.
Et là, d’un coup, le panda semble vous regarder.
Les yeux mobiles font toujours leur petit effet. Même chez les adultes, avouons-le. On secoue un peu le rouleau, les yeux bougent, et tout le monde rigole.
Les enfants aiment aussi le fait de pouvoir personnaliser leur panda. Certains veulent un panda classique. Noir et blanc, bien sage. D’autres ajoutent un nœud papillon, une fleur, une écharpe, ou même des bottes. Une fois, on a eu un panda avec une couronne. Il était “roi de la forêt de bambous”, évidemment.
Pour fabriquer ce panda, il vous faut un rouleau de papier toilette vide. C’est la base. Essayez d’en garder quelques-uns d’avance, parce qu’une fois qu’un enfant commence, il veut souvent fabriquer un deuxième animal. Puis un troisième. Puis “juste encore un dernier”, ce qui veut rarement dire dernier.
Il faut aussi une feuille de papier blanc, une feuille de papier noir, deux yeux mobiles, de la colle, une paire de ciseaux, un crayon à papier et un feutre noir.
Rien de très compliqué.
Je conseille de sortir aussi une vieille nappe ou du papier journal, un chiffon humide, une gomme, une petite boîte pour les découpes, et éventuellement une règle.
La boîte pour les découpes, c’est très pratique. Les petites oreilles noires, les pattes, les ronds des yeux… tout ça adore disparaître. Une fois, on a cherché une oreille pendant cinq minutes. Elle était collée au coude d’un enfant. Personne ne l’avait remarqué, même pas lui.
Avant de commencer, protégez la table. Pas besoin de transformer la pièce en atelier professionnel, mais un bout de journal ou une vieille nappe évite les petites traces de colle qui sèchent et qu’on gratte ensuite avec l’ongle.
Posez les papiers au milieu, les ciseaux d’un côté, la colle de l’autre. Gardez les yeux mobiles dans une petite coupelle. Sinon ils roulent partout, et on finit à quatre pattes sous la table à chercher “l’œil gauche du panda”.
Oui, ça arrive.
Et bizarrement, il finit souvent sous la chaise la plus loin.
Prenez la feuille blanche et mesurez rapidement la hauteur du rouleau. Pas besoin d’être au millimètre près. On découpe un rectangle un peu plus grand que le rouleau, puis on l’enroule autour.
Mettez de la colle sur le carton.
Pas trop.
Une fine couche suffit. Avec trop de colle, le papier glisse, fait des bulles, colle aux doigts, et le panda commence sa vie avec une robe toute gondolée.
Enroulez le papier blanc autour du rouleau, puis lissez avec les doigts. Si ça dépasse en haut ou en bas, deux solutions : on recoupe, ou on replie à l’intérieur. Personnellement, je replie souvent. C’est plus rapide, et ça donne un petit bord propre. Enfin… propre à notre façon.
Si le papier fait un pli, ce n’est pas grave.
On dira que le panda a un petit manteau froissé.
Les enfants acceptent très bien ce genre d’explication. Parfois même trop bien. Après, ils veulent ajouter un manteau, une valise, une maison… et on part complètement ailleurs.
Dans le papier noir, dessinez deux cercles.
Pas besoin qu’ils soient identiques. Un panda avec une oreille un peu plus grande que l’autre reste très mignon. Et puis, franchement, qui vérifie la symétrie des oreilles d’un panda en rouleau de papier toilette ?
Découpez les deux cercles.
Mettez un peu de colle sur la partie basse, puis fixez-les à l’intérieur du rouleau, tout en haut, en les laissant dépasser.
Et là, déjà, quelque chose se passe.
Le tube blanc n’est plus vraiment un tube.
Il commence à devenir un panda.
Une petite fille m’a déjà dit à ce moment-là : “Il écoute maintenant.” J’ai trouvé ça adorable. Depuis, je colle toujours les oreilles avant les yeux. Comme ça, il écoute avant de regarder.
Découpez deux ovales noirs assez grands. Ce seront les fameuses taches autour des yeux.
Les pandas ont cette drôle de signature, comme s’ils portaient des lunettes toutes douces.
Collez les ovales au centre du rouleau. Puis ajoutez les yeux mobiles par-dessus.
Et là… hop !
Le panda prend vie.
Il peut avoir l’air surpris, endormi, joyeux ou complètement perdu selon l’endroit où les yeux se posent. Si les deux yeux ne regardent pas exactement dans la même direction, ce n’est pas un problème. Au contraire. Ça lui donne une tête très rigolote.
Avec un feutre noir, dessinez un petit nez ovale. Ajoutez une petite ligne qui descend, puis deux courbes pour faire la bouche.
Pas besoin d’en faire trop.
Un petit sourire suffit.
Si vous avez un crayon rose, ajoutez deux joues rondes. C’est facultatif, mais je trouve que ça change tout. Le panda a tout de suite l’air plus tendre, comme s’il venait de recevoir un compliment.
Dans le papier noir, découpez deux formes arrondies pour les bras. Un peu comme des haricots, ou des grosses virgules.
Collez-les de chaque côté du rouleau.
On dirait que le panda veut faire un câlin. Ou qu’il demande du bambou. Les deux sont possibles.
Pour les pieds, découpez deux grands cercles noirs. Vous pouvez ajouter de petits ronds blancs dessus pour faire les coussinets. Les enfants aiment beaucoup cette partie, même si parfois les coussinets deviennent énormes.
Un panda avec des pieds géants, ça marche aussi.
Maintenant, laissez les enfants s’amuser.
Ils peuvent ajouter un nœud papillon, une fleur, un chapeau, une écharpe, un petit cœur, des lunettes, ou même une cape.
Chez nous, après le panda pirate, il y a eu le panda danseur. Il avait une jupe en papier rose et un chapeau vert. Aucun panda dans la nature ne porte ça, je crois, mais celui-là avait beaucoup de personnalité.
Inventer une petite histoire
Une fois le panda terminé, ne rangez pas trop vite.
Souvent, les enfants veulent lui donner un prénom.
Bambou.
Mimi.
Panda-Pouf.
Monsieur Patate, alors qu’il ne ressemblait pas du tout à une patate.
Et ensuite, ils inventent une histoire. Le panda part chercher du bambou, il rencontre un lapin, il construit une maison, il va à l’école… C’est là que le bricolage devient un petit jeu.
Et franchement, c’est souvent mon moment préféré.
Pour les plus petits, vous pouvez préparer certaines formes à l’avance : les oreilles, les ovales noirs, les pattes. Ils se concentreront surtout sur le collage et la décoration.
La colle en bâton fonctionne très bien. Elle évite les grosses coulures et les doigts collants pendant une heure. La colle liquide peut aussi marcher, mais en petite quantité.
Gardez plusieurs rouleaux de papier toilette vides. Après le panda, il y aura sûrement une demande pour faire un ours, un chat, un renard ou un lapin. Une activité recyclage en appelle souvent une autre.
Le moment où le panda trouve sa place
Quand le bricolage est terminé, les enfants le tournent dans tous les sens.
Ils vérifient les yeux.
Ils touchent les oreilles.
Ils montrent les pattes.
Puis il faut lui trouver une place.
Sur une étagère, dans la chambre, en classe, près des crayons… ou au milieu de la table, comme invité spécial du goûter. Oui, c’est déjà arrivé.
Quelques semaines plus tard, le panda est parfois encore là. Un peu penché. Une oreille légèrement décollée. Un œil qui bouge moins bien.
Mais personne ne veut vraiment le jeter.
Parce qu’on se souvient de l’après-midi où un rouleau vide est devenu un panda. De l’oreille retrouvée sur un coude. Des yeux mobiles qui roulaient sous la chaise. Du “Capitaine Bambou” pirate. Et de cette petite idée toute simple : avant de jeter, on peut peut-être inventer quelque chose.
Et franchement, ça, les enfants le comprennent très vite. 🐼❤️
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